Nonchalante Noëlle

De Saint Luc

Quatrième tout grain après les deux catastrophes précédentes. On repart sur quelque chose de simple. Une blonde légère. Ebullition plus courte (mois de gaz, mois de perte à l'ébu). On utilise du nouveau matériel : filtre inox, refroidisseur à plaques. L'accent sera mis sur l'hygiène, comme d'habitude mais encore plus. On essaiera de prendre le plus de mesures possibles (poids, densité) au cours du procédé.


Nonchalante Noëlle
Couleur Blonde (18 EBC)
Quantité 26 L (40 L souhaités)
Alcool 3.4° (5.2° souhaités)
Amertume 28 IBU
Recette
Malts Pilsen (3 EBC) 7 kg
Houblons Saaz pellets 4% 60 g (1h min)
Saaz pellets 4% 18 g (10 min)
Eaux Empatage 20 L
Rinçage 30 litres à 78°C
Levures T58 sèche
préparée 1 heure et demi avant dans 10g de sucre
Paliers Empatage 50°C 30 min
64°C 30 min
68°C 30 min
81°C 10 min
Densités Avant ébu 1030
A introduction des levures 1040
Après fermentation 1018



Réalisation

Phase 0 : Préparation
  • J-3
    • Montage de la vanne sur la marmite de 50 L, vérification de l'étanchéité.
    • Pesée des cuves vides et remplissage des deux marmites d'eau à déchlorer.
      • Celle de 70 L contient 34 L d'eau pour l'empâtage.
      • Celle de 30 L contient 16 L d'eau pour le rinçage.
  • J-2
    • Erreur sur la répartition des eaux. Verser 4 L de la grosse à la petite marmite pour avoir 30 L et 20 L. Et intervertir.
  • J-1
    • Concassage du malt. En fait à force d'avoir la flemme il est 23h et ça fait trop de bruit. On verra bien demain.
Phase 1 : Brassage
  • Date : Samedi 29 novembre 2008
  • Concassage du malt. 1 kg fait hier soir, plus que 6 kg à faire pendant le petit déjeuner. Ca va assez vite.
  • Poids de la bouteille de gaz : 15.1 kg
  • 9h25 : Début de la chauffe (T° : 20°C)
  • 9h29 : Un énorme boum laisse sans voix la confrérie !! Tout s'est renversé !! La planche qu'on avait judicieusement disposée pour bloquer le vent n'a pas résisté à ce dernier et a entraîné la cuve dans son passage. La terrasse est trempée, il faut redoser.
  • 9h35 : Sylvain tente de sécher la balance au sèche-cheveux pour la réparer.
Catastrophe
Réparation
  • 9h36 : Clément commence à remplir la cuve avec un verre mesureur de 500ml...
  • 9h46 : Re-début de la chauffe (T° : 10°C, eau non déchlorée)
  • 10h05 : Fin de la chauffe (T° : 55°C), on ôte le couvercle
  • 10h08 : Début de l'empâtage, on ajoute le malt (T° : 51°C)
Empâtage
Victoire
  • 10h20 : Balance réparée (Jérôme : 76.4 kg, Sylvain : 75 kg, Clément : 81 kg (Popt+9%))
  • 10h28 : On rechauffe un peu avec l'anneau central (T° : 48°C)
  • 10h33 : Fin de la chauffe (T° : 52°C)
  • 10h38 : Fin de l'empâtage, reprise de la chauffe (T° : 51°C)
  • 10h49 : Début du premier palier (T° : 65°C)
  • 11h01 : On rechauffe car on est à T° : 62°C
  • 11h14 : Fin de chauffe (T° : 65°C)
  • 11h19 : Fin du premier palier, reprise de la chauffe (T° : 65°C)
  • 11h24 : Début du deuxième palier (T° : 68°C)
  • 11h50 : Fin du deuxième palier, reprise de la chauffe (T° : 65°C)
  • 11h54 : Dislocation de l'amidon (T° : entre 80°C et 70°C)
  • 12h10 : Fin (avec des périodes de chauffe au milieu) (Poids : 24 kg, on a perdu 3 L d'eau)
Phase 2 : Filtrage
  • 12h20 : Début de chauffe de l'eau de rinçage (T° : environ 15°C)
  • 12h30 : Début du filtrage
Filtrage
  • 13h00 : Début du rinçage
  • 13h30 : Fin du rinçage (on n'a pas regardé précisément l'heure de fin, si ça se trouve c'était fini avant)
  • 13h45 : Clément, champion du monde de lancer de drèches
Lancer de drèches
Phase 3 : Houblonnage
  • 13h40 : Début de la chauffe (T° : 48°C) (Poids : 40 kg) (Densité : 1030)
  • 13h44 : Température relevée T° : 60°C
  • 14h05 : Jérôme, vice champion du monde de lancer de drèches avec de l'eau

Panique, on se rend compte qu'on a oublié de faire bouillir les chaussettes à houblon. En effet, celles-ci ont été conservées humides en milieu fermé et ont l'air un peu moisies. On coupe le gaz pendant une dizaine de minutes pour pas perdre trop d'eau pendant le nettoyage des chaussettes.

  • 14h29 : Ebullition, introduction du houblon amérisant.
  • 14h35 : Préparation de l'eau sucrée pour les levures (12g de sucre).
  • 15h20 : Introduction du houblon aromatisant.
  • 15h32 : Fin de l'ébullition (Poids : 39 kg)
  • Poids de la bouteille de gaz : 13.9 kg
Phase 3 : Refroidissement
  • 15h45 : Début du refroidissement
Echangeur
Refroidissement

On s'aperçoit que la cuve dans laquelle on transfère la précieuse substance est trop petite (40L > 30L), même si ce n'est pas la taille qui compte. On commence à laver une 2nde cuve pour stocker la fin de la mixture.

  • 16h26 : Fin du refroidissement 1ère cuve
  • 16h43 : Superbe whirlpool exécuté de main de maître par Sylvain
  • 16h44 : Superbe lancé de fond de cuve sur le laurier du rez-de-chaussée
  • 16h45 : Fin du refroidissement 2nde cuve
Phase 4 : Ensemencement
  • 16h26 : Introduction des levures 1ère cuve (Poids : non pesé) (Densité : 1040)
  • 16h45 : Introduction des levures 2ème cuve (Poids : non pesé) (Densité : 1040)
Phase 5 : Fermentation primaire
  • Jour J+3 (Mardi 2 décembre, 8h00)
    • Densité : 1019
    • Les bloubs ont été trés fréquents la nuit de dimanche soir (Jour J+1, un bloub toutes les deux secondes). On entend plus rien depuis lundi. La fermentation est déjà bien avancée. Le prélèvement est peu sucré, le goût est pas top mais c'est peut-être un goût qui était dans le tube du densimètre, on verra à la prochaine mesure.
  • Jour J+5 (Jeudi 4 décembre, 8h00)
    • Densité : 1018
    • Le goût est toujours pas terrible et ça ne vient pas du tube du densimètre. Cette fois il était propre, c'est sûr. Plutôt le fait qu'on ait pas filtré le houblon.
  • Jour J+8 (Dimanche 7 décembre, 8h00 avant le Relais des Coteaux)
    • Densité : 1020
    • La densité n'a pas du remonter, c'est plus vraisemblablement une imprécision de lecture sur les mesures précédentes. On entends un bloub par moments, disons toutes les quelques minutes.
  • Jour J+13 (Vendredi 12 décembre, 20h20)
    • Densité : 1018
    • La densité semble à peu près stabilisée.
Phase 6 : Phase de garde

On ne fait pas de garde à proprement parler. Les températures disponibles dans l'appartement ne le permettent pas.

Phase 7 : Embouteillage
  • Jour J+13 (Vendredi 12 décembre)
  • On choisit cette fois de ne pas nettoyer les bouteilles à la javel mais avec de l'eau en ébullition. On utilise la marmite de 70L.
  • Poids de la bouteille de gaz : 13.9 kg
  • (Poids : on a encore oublié...)
  • On embouteille que la cuve principale. L'autre contient trop peu de liquide pour que ça vaille le coup : ce n'est qu'un fond de cuve.
  • On prépare un sirop avec 210g de sucre. Le sirop a du être réchauffé car le lavage des bouteilles à partir de l'ébullition prend une plombe (merci Marianne: on comprend mieux pourquoi Sylvain n'est pas avec nous ce soir. Il savait)
  • Début de la chauffe à 20h36.
  • Fin de la chauffe des 45 bouteilles à 23h00.
  • En plus de l'oubli pour peser, on a oublié d'utiliser le filtre à café.
  • L'ouverture de la cuve de fermentation montre que le soit disant gâteau s'est bien dissout dans la phase liquide. Une odeur de H2SO4 (lire pourriture d'œuf) est relevée par Jérôme. Par ailleurs, la couleur est étrange: un jaune opaque tirant sur l'ocre pas joli caractérise cette nouvelle tournée. La dégustation de l'échantillon frais est relativement insipide.
  • Nombre de bouteilles remplies: 39.
  • Poids de la bouteille de gaz : 12.1 kg

Remarques

  • On a fini le brassage en gros vers 17h. Clairement avec le nouveau matos on a gagné 2h. C'est formidable.
  • Gaz utilisé : 1.2 kg (~ 2€) pour le brassage et 1.8kg (~ 3€) pour le nettoyage des bouteilles (erreur éventuelle de mesure intermédiaire, mais ça fait bien 3 kg au total).
  • Par rapport à d'habitude on a perdu largement moins d'eau. Du coup on tablait sur 40 L et on les a ou presque. Et on s'est retrouvé commes des cons parce que la cuve était trop petite...
  • La contrepartie c'est qu'on va avoir une bière bien plus légère que prévu.
  • On a oublié de filtrer le houblon. Pas de whirlpool, pas de chaussette en aval du robinet, rien. C'est moche.
  • On n'a pas mis de barbotteur sur la deuxième cuve de fermentation, celle qui ne contenait presque rien. Elle a gonflé, comme la CO2 ne pouvait pas s'échapper. On ne l'a pas embouteillée mais par curiosité on a quand même relevé sa densité : 1014. Elle a plus baissé que celle de l'autre cuve. A croire qu'on aurait pu atteindre une meilleur atténuation en attendant plus. On a pourtant laissé 13 jours. Peut-être que la température dnas la cuisine (20°C) est trop faible.
  • Il faudrait déterminer où est notre perte de rendement.
    • Le concassage ? Peut-être mais avec notre concasseur on doit pas pouvoir faire beaucoup mieux.
    • La filtration ? On a un super filtre, ça devrait aller, normalement. Lorsqu'on a vidé les drèches il ne restait pas de liquide dedans.
    • Actions pour la prochaine fois :
      • Goûter les drèches après rinçage pour voir si elles sont sucrées.
      • Faire le test à l'iode. On a arrêté de le faire, on aurait pas dû.

Dégustation

Le résultat final.